8h07 Lifestyle

Algue Méditerranée – Liste de la flore marine locale

algues de mer mediterranee

Sur la Côte d’Azur et l’ensemble du bassin Méditerranéen, il n’y a pratiquement pas de marées dues au cycle lunaire, mais des variations du niveau marines peuvent être observées.

Des vagues Méditerranéennes peuvent même être parfois surprenantes dues à l’action des vents perpendiculaires à la côte et à la pression atmosphérique. 

Les variétés d’algues endémiques sont vastes car elles ont réussi à s’adapter à cet environnement  à la fois tempéré et chaud. Toutefois, elles ont dû muter pour faire face à l’accroissement des pollutions marines. Ainsi, au fil des siècles les espèces ont dû évoluer et ne sont semblables à aucunes autres du début de leur existence.

Quels sont les types d’algues présentes en mer Méditerranée ?

La famille des macro algues se divise en trois groupes distincts : 

  • Les algues vertes 
  • Les algues rouges 
  • Et les algues brunes.

Le profil de leur pigments développé par leur capacité à la photosynthèse permet de déterminer leur catégorie majoritaire. Voici les principales algues de Méditerranée classées en fonction de leur couleur mais aussi de leur ordre alphabétique. 

1. Les algues vertes

Acétabulaire – Acetabularia acetabulum

Acetabularia acetabulum

Débutons le classement des algues vertes en beauté avec cette espèce endémique de  la mer Méditerranée. Située dans les espaces rocheux peu profonds, cette algue verte présente une composition inédite. Ses thalles cylindriques vertes pâles sont propres à son espèce. Cela les rend facilement reconnaissables, bien que vous pourrez les explorer uniquement au printemps et en Été. 

Béret Basque – Codium bursa

Codium bursa

Le codium boule qui est plus couramment nommé Béret Basque est observé sous la forme de boules vertes sont régulièrement refoulées sur les plages par le ressac. Contrairement aux croyances populaires, il s’agit bien d’une algue verte de Méditerranée et non pas d’une éponge. Le codium en boule est une espèce photophile qui s’observe entre 20 à 40 centimètres de profondeur. Sa taille moyenne est de 20 centimètres de diamètre, mais elle peut aussi atteindre près 40 centimètres. Son surnom lui vient de sa forme parfois aplatie en son centre.

Codium fragile – Codium vermilara

Codium vermilara

Cette algue verte pousse sur l’étage intermédiaire du bassin Méditerranéen. Ses thalles cylindriques sont si fines et légères qu’elles semblent élastiques. Bien qu’il préfère les eaux calmes ; pour se protéger, le codium a tendance à coloniser les fonds marins sous forme de massifs d’environ 40 centimètres. Cette espèce d’algues est également très prisée pour sa consommation.

Caulerpe à feuilles d’If – Caulerpa Taxifolia

Caulerpa à feuilles d'If

Avec sa couleur vert fluorescent, la Caulerpa à feuilles d’If est une espèce d’algues vertes protégées. Ses ramifications ressemblent à des plumes fines et longues pouvant atteindre près de 3 mètres de longueur. Mais le plus frappant avec cette macro algue, c’est qu’elle est constituée d’un seul stolon ventousé qui lui permet de se mouvoir et d’envahir la plupart des fonds marins. 

Caulerpe prolifée – Caulerpa prolifera

Caulerpa prolifera

Espèce très commune dans de nombreuses mers, cette algue est thermophile. Vous ne la retrouverez donc pas dans des températures inférieures à 13°C. C’est aussi pour cela qu’elle se plaît autant dans la mer Méditerranée. À l’instar des autres caulerpes, elle arbore un seul stolon rampant qui disperse ses longues thalles verdâtres qui font penser à des tissus volants. Visible toute l’année, vous pourrez la rencontrer sur les fonds sableux voire boueux. 

Caulerpe à billes – Caulerpa racemosa 

algue grappe

L’espèce Caulerpa racemosa s’apparente à la Caulerpa taxifolia ; mais son origine se trouve dans la mer Rouge. Les scientifiques estiment qu’elle a vraisemblablement été transportée en s’accrochant aux cargos traversant le Canal de Suez. Bien que très distinguée avec ses membranes ramifiées de baies surnommées grappes de raisin ; c’est une variété d’algue photophile qui apprécie les substrats ensoleillés. Malheureusement elle a tendance à coloniser outrageusement les fonds marins de la mer Méditerranée coupant les espaces de vie de la faune et la flore endémique.

Laitue de mer – Ulva Lactuca

laitue de mer

Connue de tous (ou presque) la laitue de mer est une algue verte présente en mer Méditerranée mais aussi partout sur notre planète. Elle arbore une membrane verte qui se fixe aux rochers par un petit crampon. L’ulva se développe facilement dans la strate médiolittorale car elle a besoin de beaucoup de lumière. En revanche, cet enclin pour cet étage lui fait souvent subir les balancements de la mer qui arrache ses frondes les emportant sur les bords de plage. 

2. Les algues rouges

Algue à crochets – Asparagopsis armata

Asparagopsis armata

Cette plante aquatique n’est pas originaire de l’Europe. Elle y a été introduite par accident après une importation des fonds de Tasmanie (Australie / Nouvelle-Zélande). Lorsque la mer se réchauffe au Printemps, elle a tendance à envahir les fonds de l’infralittoral pour le plus grand bonheur des poissons.

Mésophylle lichénoïde – Mesophyllum lichenoides 

Mesophyllum lichenoides

Cette micro algue de Méditerranée est très calcaire ce qui l’a rends encroûtante. Sa forme de rosace dentellée prends une teinte jaune – rosée qui parfois tendre jusqu’au violet. Elle se développe dans les fonds marins au pied de la posidonie et sur les roches particulièrement calcifuges. 

Sphérocoque – Sphaerococcus coronopifolius

Sphérocoque

Le Sphérocoque est une algue d’un rouge puissance à l’aspect cartilagineux. On peut l’observer facilement en raison de sa présence en surface sur le bassin Méditerrannéen. Elle est souvent confondue avec du corail en raison de sa crampe (pied) en forme de disque ventousé et ses branches finement ramifiées.

Rissoelle – Rissoella verruculosa

rissoella verruculosa

Cette algue calcifiée se répartie sous forme de rubans légèrement épais de type caoutchouc. Ils sont ondulés et plus ou moins frisés en fonction des mouvements du fond marin. Cette macro algue se plaît dans les eaux agitées et sableuses. Bien que considérée comme une algue rouge de Méditerranée, la rissoelle porte une teinte tirant vers le jaune et sa consistance est caoutchouteuse. 

3. Les algues brunes

Cystoseire de Méditerranée – Cystoseira mediterranea

cystoseire de Méditerranée

Espèce endémique du bassin Méditerrannéen, les Cystoseires s’intègre dans la famille des Sargassaceae ; malgré ses teintes vert olive. Cette algue brune est photophile. Elle réclame beaucoup de lumière pour s’épanouir et apprécie les rochers exposés aux embruns et aux forts mouvements des vagues. Il s’agit d’une variété d’algues brunes persistantes qui perd ses ramifications en automne.

Dictyote ou algue fourchue – Dictyota dichotoma

Dictyote

La dictyote est une algue de Méditerranée qui se reconnaît facilement en raison de ses ramifications fourchues, d’où son surnom d’algue fourchue. En effet, ces fines lanières croissent lentement et se séparent en deux pour former une fourche caractéristique. De plus, Dictyota se distingue avec des thalles vertes voire translucides qui offrent des reflets bleus face aux rayons perçants du soleil. Ainsi, elle s’apparente à la famille des algues brunes car sa veine rouge est très facilement observable à travers ses fines ramifications.

Padine – Padina pavonica

Padina pavonica queue de paon

La padine est une algue brune facilement observable dans les fonds rocheux de la mer Méditerranée. Vous pourrez l’explorer jusqu’à 20 mètres de profondeur tant que les rayons du soleil percent à la surface. Elle aime les courants chauds et soutenus par une roche calcaire qui lui confère des reflets blanchâtres de forme aragonite. En effet, la surnommée “ Queue de Paon ” porte des thalles dignes des ramages du gallinacé terrestre qui deviennent blancs lorsqu’elle infiltre de nombreux sédiments rocheux. 

Quelles sont les plantes à fleurs qui vivent dans la mer Méditerranée ?

Cymodocée – Cymodocea nodosa

Cymodocea nodosa

Cette espèce végétale est une plante à fleur marine protégée sur le bassin Méditerranéen.

Photophile, elle s’apparente à la posidonie mais ses feuilles sont plus fines et garnies de petits fruits que l’on appelle olives de mer. 

Les massifs de cette variété locale sont très sensibles à la pollution et au passage des estivants dans les fonds mais aussi à la surface de l’eau. Lorsque les bateaux jettent l’ancre où démarrent à forts coups de puissance motorisée, les cymodocées ne résistent pas. 

Les mouvements décrochent facilement leurs courts rhizomes laissant des bosquets fébriles, souvent étouffés par l’arrivée d’algues persistantes. 

Pour être maintenue dans les eaux du Sud de la France, cette espèce de plante marine fleurie est multipliée par des semences constantes faites par des biologistes. Elles sont ensuite réintroduite par boutures au Printemps.

Posidonie – Posidonia oceanica

Posidonia oceanica

La posidonie est une espèce protégée d’algue fleuries endémiques de la mer Méditerranée. C’est une des rares plantes à fleurs marine à pouvoir survivre dans et hors de l’eau. Ces bancs touffus pouvant s’étendre sur plusieurs dizaines de centimètres offrent de superbes refuges pour les poissons de mer et confèrent une biodiversité remarquable au fonds marins.

De plus, elle produit un écosystème très riche en insufflant plus de 2 fois la quantité d’oxygène mesurée dans la forêt vierge ! Ces fleurs marines rejettent chaque jour jusqu’à 14 litres d’oxygène par mètre carré. C’est pourquoi on les surnomme localement les poumons de la Méditerranée.

Les plus anciennes posidonies ont été retrouvées il y a plus de 4000 ans. Tout comme la cymodocée, elle est phanérogame ; c’est-à-dire qu’elle produit de petites graines au bout de ses longues feuilles ayant des formes de rubans vagues. 

Ces ramifications ont une croissance très lente (environ 3 centimètres par an) ; et peuvent mesurer de 20 à 80 centimètres sur environ 1 centimètre de large. Ces feuilles sont rattachées à des tiges rampantes qui sont ancrées au sol par rhizomes. 

Lorsqu’on les aperçoit pour la première fois à environ 30 mètres de profondeur, les massifs de posidonie semblent remplis de saletés ; mais en réalité, ils jouent un rôle précieux pour protéger les zones sableuses de l’érosion littorale. 

Quels types d’éponges peut-on observer localement ?

Les éponges sont des animaux invertébrés multicellulaires, présents du début du Cambrien à nos jours. Ils ne vivent que dans l’eau, principalement l’eau salée ; peu de spécimens se trouvent dans l’eau douce. Actuellement, il existe environ 1600 espèces dont 4 sont majoritairement présentes dans le bassin méditerranéen.

Anémone de mer – Actiniaria

anemone mer mediterranee

Les anémones de mer appartiennent au sous-groupe des coraux à six rayons Hexacorallia. On les surnomme également les orties de mer ou les actiniaires car ce sont des animaux marins vivant fixés à un support. L’anémone est constituée d’un polype solitaire, sans squelette calcaire. Ce groupe de coraux est répandu dans presque toutes les mers du monde.

Bryozoaires – Bryozoa

Bryozoa

Les Bryozoaires appelés également Ectoproctes, sont des animaux sessiles et qui vivent en colonies. Bien que la plupart mènent une vie sédentaire ; ils ont un fort degré d’organisation de la colonie sachant qu’il existe environ 5000 espèces de ces éponges. Ils vivent principalement dans les mers, certains en eau douce mais généralement saumâtre. 

Polychète – Annelida

annelida

La famille des polychètes (environ 10 000 espèces décrites, le nombre estimé de toutes les espèces – plus de 100 000) appartient aux Annélides et constitue le groupe le plus nombreux. Les polychètes sont principalement des organismes marins pouvant être décrits comme des vers. Ils peuvent mener une vie sédentaire sur l’estuaire et se déplacer sur les fonds marins.

Polychètes errants – Hermodice carunculata

Hermodice carunculata

Natif de la mer Méditerranée, ce ver appartient à la famille des Amphinomidae. Communément appelé Ver de feu barbu ou Ver barbelé, le polychète errant se distingue par un long corps cylindrique, composé de plus de 100 segments. Chaque segment a des poils pour se mouvoir et des branchies externes. Ne le touchez pas, les poils blancs brûlent très fort.

Comment est répartie la flore marine du bassin Méditerranéen ?

Le développement des organismes marins suit principalement la limite d’humidification fournie par les aléas de la mer. c’est-à-dire que leur croissance dépend de l’hydronomie de la zone. 

Les espèces florales sont-elles très exposées aux vagues ? Ou subsiste-t-elle uniquement des embruns et des cliquetis ? Cette distribution verticale peut être étudiée en fonction des différentes strates (étages du littoral). 

1. La strate infralittorale (sous l’eau)

strate infralittorale

Ce niveau rocheux est le plus profond même reste relativement lumineux. Immergé en permanence, c’est le milieu qui épanouit le plus les herbes marines et certaines variétés d’algues Méditerranéennes. Cet étage offre une biodiversité intense très intéressante pour les amateurs de plongée sous-marine. 

Les types de substrats y sont variés ; vous ne trouverez pas les mêmes variétés de Posidonie que sur les substrats mobiles et les substrats secs.

En effet, dans les fonds marins de la mer, on retrouve une flore composée d’algues, de flore marine pouvant se fleurir. Les chercheurs en biomarine ont d’ailleurs constaté que ces espèces ont principalement évolué sur terre avant de retourner vers la mer. 

Dans la strate infralittorale se développent principalement les plantes chlorophylliennes qui sont celles en capacité de produire une matière organique propre par absorption d’éléments minéraux et d’énergie du soleil, grâce à sa photosynthèse. 

Au fond de la mer se trouve également un microcosme idéal avec du phytoplancton nourricier pour l’ensemble des espèces sous-marines. Micro algue, herbes, fleurs et plantes aquatiques servent d’habitat mais aussi d’aliments particulièrement intéressants pour la survie des poissons de Méditerranée.

2. La strate médiolittorale (étage intermédiaire)

strate médiolittorale

Cet étage correspond à l’espace où la mer fluctue, ressent les vagues et le niveau (faible) des marées. 

Dans le bassin Méditerrannéen cette strate assez peu mouvementée, ce qui fait qu’elle représente une bande qui se limite à une vingtaine de centimètres. Les colonies florales qui se développent sur cet étage doivent donc être capables de résister à l’alternance des émergences (hors de l’eau) et des des immersions (dans la mer).

Les études scientifiques ont  mis en perspectives deux répartitions propres à ce niveau : 

  • Étage supérieur : Présence de balanes (Balanomorpha) et de rotules (cochléaire – Scutellastra  que l’on nomme couramment patelle)
  • Étage inférieur : Développement d’algues rouges filamenteuses.

3. La strate supralittorale (en surface)

strate supralittorale

Cet étage supérieur est une bande étroite d’une faible épaisseur. Elle se trouve entre le plus haut niveau de la mer et le début de la terre. 

La strate supralittorale se caractérise par un niveau qui n’est jamais immergé et donc toujours exposé aux forts rayons du soleil du Sud. De plus, elle reçoit parfois quelques légers embruns salés, ce qui en fait un milieu assez hostile pour l’acclimatation des espèces végétales. 

Seules les variétés persistantes ont la capacité de s’y  épanouir et même de coloniser les flancs secs et salés. C’est notamment le cas de certains lichens qui sont inclus dans la famille d’algue de Méditerranée. 

(Visited 28 times, 1 visits today)